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Quelle est la religion la plus présente au Japon ?

Au pays du Soleil-Levant, le mélange singulier de spiritualités forges une culture plurielle, dont les croyances imprègnent tant la vie quotidienne que les grandes étapes de l’existence. Le Japon, avec une sagesse séculaire, exhibe une tapestry spirituelle colorée et complexe. Mais quelle est donc la religion prédominante au sein de cet archipel ?

L’empreinte religieuse majoritaire au Japon

La religion la plus présente au Japon est un mélange syncrétique de shintoïsme et de bouddhisme, deux traditions qui, loin de s’opposer, s’entrelacent dans la vie des individus et la société.

Le shintoïsme : la voie des dieux

Religion autochtone du Japon, le shintoïsme, ou « la voie des kami » (divinités), c’est inscrit dans la trame de la société japonaise bien avant l’arrivée du bouddhisme. C’est une pratique spirituelle qui célèbre la nature, les ancêtres et les kami, qui sont souvent associés à des éléments naturels ou des phénomènes spécifiques. Le grand sanctuaire d’Ise dédié à Amaterasu, la déesse du Soleil, témoigne de l’importance du shintoïsme en tant que pilier spirituel.

Le bouddhisme : de l’importation à l’intégration

Apporté de Chine au 6ème siècle, le bouddhisme a trouvé sa place en se mêlant aux pratiques et croyances autochtones. C’est un vecteur majeur de la philosophie, l’art et la pensée au Japon. La multiplication des écoles bouddhistes, telles que le Zen, le Shingon ou le Tendai, reflète l’adaptabilité et l’universalité de cette foi au contexte nippon.

  • Le shintoïsme se concentre souvent sur cette vie et les aspects plus mondains et propices du destin humain.
  • Le bouddhisme, quant à lui, offre une perspective sur le salut et la réflexion de l’existence même après la mort.

La complémentarité du shintoïsme et du bouddhisme

Plutôt que de choisir entre le shintoïsme et le bouddhisme, de nombreux Japonais pratiquent les coutumes des deux religions, parfois même sans différencier clairement l’une de l’autre. C’est ce qu’on nomme le syncrétisme religieux, une caractéristique propre à la culture japonaise. Par exemple, les cérémonies de naissance sont souvent shintoïstes tandis que les funérailles sont généralement bouddhistes.

Les fêtes et rites de passage

Les célébrations et événements tels que le Setsubun, le O-bon ou encore le Shichi-Go-San, des célébrations qui marquent soit le changement de saisons, soit des passages de la vie, atteste de cette imbrication. Par ces pratiques, il est démontré que le bouddhisme et le shintoïsme occupent une position centrale dans l’expérience humaine japonaise.

Les japonais revêtent parfois des tenues traditionnelles pendant des évènements religieux : pour des festivals shinto, ils peuvent porter le hakama ou le kimonofemme.com, tandis que les moines bouddhistes sont souvent vus en robes safran.

Autres croyances et pratiques religieuses

Bien que le shintoïsme et le bouddhisme dominent, le Japon connaît également un éventail de pratiques religieuses mineures. Ceux-ci peuvent incarner des sectes nouvelles ou des religions importées qui ont capté l’intérêt du peuple, telles que le christianisme et l’islam, toutefois, elles constituent une petite minorité.

En plus de cela, les mouvements religieux tels que le Tenrikyo, le Shinko-shukyo, ou le Soka Gakkai qui est d’influence bouddhiste, ont eux aussi émergé et poursuivent des adeptes dévoués, illustrant encore une fois la diversité spritiuelle du Japon.

Au-delà de la religion : la spiritualité quotidienne

Le concept de « religion » au sens occidental n’est pas toujours pertinent pour décrire le rapport quotidien des Japonais à la spiritualité. Pratiques comme l’attention portée à l’esthétique, le sens de la communauté, ou l’appréciation pour le passage des saisons, font office d’expressions spirituelles ancrées dans le quotidien.

Modernité et religion : un équilibre en mouvement

Avec l’évolution de la société moderne, l’adhésion ouverte aux pratiques religieuses a pu régresser, cependant, l’influence culturelle de ces dernières perdure. Les fêtes traditionnelles se perpétuent, et la fusion shinto-bouddhiste reste prépondérante dans les mentalités et le paysage culturel japonais.

Dans leurs rêves, comme leurs réalités, les Japonais peuvent tisser des liens mystiques, à image de ceux qui pourraient explorer la signification d’armes dans leurs songes, comme expliqué dans l’article sur la signification de rêver de pistolet. Chacun de ces articles démontrent que, moderne ou ancienne, la culture japonaise reste profondément ancrée dans des codes symboliques.

Conclusion

Pour répondre à la complexité des attitudes spirituelles au Japon, il faut comprendre que le shintoïsme et le bouddhisme s’harmonisent en une voie spirituelle versatile, mettant en avant un ensemble de pratiques plutôt qu’un dogme fixe. Ainsi, l’essence de la religion au Japon ne se définit pas tant par des chiffres ou des affiliations claires qu’à travers l’émanation de ses coutumes vivaces et multiformes.

FAQ

Comment les Japonais choisissent-ils entre shintoïsme et bouddhisme pour leurs pratiques religieuses ?

Les Japonais n’ont généralement pas à choisir ; ils pratiquent fréquemment des éléments des deux religions de façon complémentaire, le shintoïsme étant généralement associé à des célébrations de la vie et le bouddhisme à des rites de passages et des réflexions sur la mort et l’au-delà.

Le shintoïsme et le bouddhisme sont-ils en conflit au Japon ?

Non, ces deux religions coexistent harmonieusement au Japon. Le synchrétisme religieux, autrement dit la fusion de ces deux croyances, est une caractéristique habituelle de la spiritualité japonaise, sans conflit notoire entre les deux traditions.

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